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Moutiers au Perche
Notre-Dame du Mont Harou ou de l'Assomption

Plan_église_intérieur
Plan_église exterieur
PATRIMOINE

Un peu d'histoire de Moutiers

C'est à l'époque où MOUTIERS s'appelait encore CORBION que fut construit le premier monastère du Perche. Saint LAUMER (ou LHOMER),son fondateur vint s'établir vers 563 avec ses compagnons sur le ruisseau de CORBION ( la CORBIONNE actuelle). Les Bénédictins partageaient leur temps entre le travail manuel et celui de l'esprit associant l'agriculture à la prédication.

L'Abbaye fut florissante jusqu'en 872. Les Bénédictins quittèrent petit à petit CORBION par crainte des invasions normandes, se repliant sur Blois, où ils transportèrent le corps de St LAUMER.

C'est en 1107 que ROTROU le GRAND, Comte du Perche, relève CORBION de ses ravages causés par les Normands; la bourgade prendra désormais le nom de MOUTIERS ( Monastéria).

Sous FRANCOIS Ier, le monastère qui ne compte plus que six religieux périclitera définitivement.

L'Église

Érigée à flanc de colline, à deux cents mètres d'altitude, elle recèle des trésors. Construite en grison (XII° siècle) avec Porche à chapiteaux corinthiens et petites ouvertures romanes sur la façade méridionale. Agrandie aux XV° et XVI° siècles par l'adjonction d'une nef latérale nord sous toitures en pignons avec gargouilles impressionnantes et chapelle sud-est lambrissées, éclairée par deux grandes baies flamboyantes en grande partie murées, dans la partie sud-est. Belle porte Renaissance sur facade sud. Clocher_ massif et carré (XVI°), terminé par un dôme (XVIII°) de forme originale qui culmine à vingt-huit mètres. Grand retable en pierre polychrome, daté 1664 (M.H.). Piliers d'entré de choeur, ornés de retables originaux, en pierre peinte et dorures avec statues XVII° (M.H.) bois et pierre des saintes Marguerite, Catherine, Barbe et Gauburge. Tableaux sur bois (XVII°) représentant la Nativité et l'Adoration des Mages. Dans la chapelle, très belles peintures murales du XV° siècle, sainte Anne posée sous un dais Renaissance (M.H.) et saint Jacques (M.H.) . Retable bois original qui abritre un saint Jacques (XVII°). Dans la nef latérale, saint Roch en pierre du XVII° (M.H.), près du retable à six colonnes, Vierges à l'Enfant ND_Mont_Harou, dans le bas coté à gauche, Vierge non voilée dont les cheveux torsadés retombent délicatement sur l'épaule est d'une rare beauté (XVIIIème.M.H.) , un mini bas-relief encastré : Vierge et saint Michel contemplant une procession d'enfants (XVI°, M.H.) et un groupe en bois du XVI°, provenant de l'ancienne poutre de gloire, représentant le Christ, la Vierge et saint Jean. Dans la sacristie, un Christ en majesté couvre l'ancienne voute (XIII°). Lutrin-aigle avec traces de polychromie.

Enfin , l' Orgue_ (cl.M.H.) pur joyau de cette église, dont la restauration a demandé quelques vingt années de démarches incéssante, chante à nouveau depuis 1990.

Il fût construit vers 1580-1590: l'examen de certain tuyaux en témoigne et le classe parmi les plus anciennes orgues d'Europe. Son clavier de quatre octaves seulement, limite le choix des oeuvres que l'on peut y interprèter. La sonorité particulière aux instruments de cette époque est essentiellement due à la finesse de l'étain des tuyaux et au mécanisme qui subsiste dans sa quasi-totalité. (possibilité d'écouter l'instrument en appuyant sur un bouton près de l'entrée)

L'église demeure par sa vaste taille pour un si petit village la preuve d'une époque religieuse florissante.

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